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Intégrer la loi Girardin dans une stratégie globale de gestion de patrimoine : comment optimiser à la fois défiscalisation et immobilier ?

Intégrer la loi Girardin dans une stratégie globale de gestion de patrimoine : comment optimiser à la fois défiscalisation et immobilier ?

Intégrer la loi Girardin dans une stratégie globale de gestion de patrimoine : comment optimiser à la fois défiscalisation et immobilier ?

Comprendre la logique de la loi Girardin dans une stratégie patrimoniale

La loi Girardin n’est pas un simple « produit de défiscalisation » à la mode. Bien utilisée, elle devient un véritable outil de stratégie patrimoniale globale, au même titre que l’assurance-vie, le PER ou l’immobilier locatif classique.

Son principe : vous financez, à fonds perdus, un investissement en Outre-mer (logement social ou matériel industriel) qui bénéficie à l’économie locale. En échange, l’État vous accorde une réduction d’impôt immédiate, supérieure au capital investi. Autrement dit, vous « achetez » une économie d’impôt, valable uniquement si vous payez déjà beaucoup d’impôts et si vous avez une vision globale de votre patrimoine.

La loi Girardin repose principalement sur :

Ces dispositifs ont été renouvelés et aménagés par la loi LODEOM n° 2009-594 du 27 mai 2009 et sont commentés dans la base BOFiP-Impôts (notamment BOI-IR-RICI-370).

Pour en tirer le meilleur, il faut donc l’intégrer à une stratégie globale : gestion de votre fiscalité, choix de vos placements, cohérence avec votre immobilier et votre horizon de vie.

Loi Girardin industriel vs Girardin social : deux leviers pour la même stratégie

La première étape pour l’intégrer dans une stratégie patrimoniale consiste à bien distinguer les deux grands volets du dispositif.

1. Le Girardin industriel (article 199 undecies B du CGI)

Vous participez au financement de matériel professionnel (machines, véhicules, équipements) exploité par une entreprise ultramarine :

Ce volet est particulièrement pertinent pour :

2. Le Girardin logement social (article 199 undecies A du CGI)

Ici, vous financez de la construction ou réhabilitation de logements sociaux en Outre-mer, loués à des organismes sociaux :

Dans les deux cas, l’objectif patrimonial n’est pas de bâtir du capital, mais de transformer une charge fiscale inéluctable en opération encadrée et rentable fiscalement.

Plafonds de niches fiscales : le « cadre » incontournable

Intégrer la loi Girardin dans une stratégie patrimoniale passe obligatoirement par la maîtrise des plafonds de niches fiscales :

Les réductions d’impôt issues de la loi Girardin entrent dans ce second plafond, ce qui permet de dépasser le fameux seuil de 10 000 € de niches fiscales si vous mixez, par exemple, Girardin et d’autres dispositifs comme Pinel, Denormandie ou emploi à domicile.

En pratique, cela signifie que la loi Girardin est particulièrement intéressante pour :

Articuler loi Girardin et immobilier : ne pas opposer, mais compléter

Beaucoup de contribuables se demandent : « Dois-je faire du Pinel ou du Girardin ? De la location meublée ou du Girardin ? ». La bonne approche n’est pas de choisir un camp, mais de penser complémentarité.

1. Girardin + immobilier locatif métropolitain

Une stratégie cohérente peut consister à :

Le Girardin gère l’urgence fiscale, l’immobilier classique gère la constitution de patrimoine transmissible.

2. Girardin et location meublée (LMNP/LMP)

La location meublée (sous régime réel) permet souvent de neutraliser l’imposition des loyers grâce aux amortissements. En combinant :

… vous disposez d’un duo très efficace pour alléger votre fiscalité tout en développant un parc immobilier.

3. Girardin et dispositifs type Pinel, Denormandie, Malraux

Ces dispositifs génèrent des réductions d’impôt lissées sur plusieurs années, mais plafonnées dans le cadre global des niches fiscales. Le Girardin peut alors servir de complément ponctuel pour :

Avantages, risques et sécurisation : ce qu’il faut vraiment regarder

Intégrer la loi Girardin dans votre stratégie, c’est accepter une logique de risque maîtrisé en échange d’un avantage fiscal attractif. Il est indispensable d’en connaître les contours.

Les principaux atouts

Les risques à ne pas sous-estimer

Pour limiter ces risques, plusieurs « boucliers » existent et doivent faire partie intégrante de votre stratégie :

Pour qui la loi Girardin est-elle réellement pertinente ?

La loi Girardin n’est pas faite pour tous. Dans une stratégie patrimoniale globale, elle devient pertinente si :

Elle est particulièrement adaptée :

Intégrer la loi Girardin dans un « plan de vol » patrimonial

Plutôt que d’acheter un Girardin isolé parce que « c’est la fin de l’année et je dois payer beaucoup d’impôts », la bonne approche consiste à l’inscrire dans un plan patrimonial sur plusieurs années.

Une démarche structurée peut ressembler à ceci :

L’objectif : que la loi Girardin soit un outil parmi d’autres, au service de votre trajectoire financière globale, et non une réponse ponctuelle, déconnectée du reste de votre patrimoine.

Checklist avant d’investir en Girardin

Avant de valider une opération Girardin et de l’intégrer dans votre stratégie, posez-vous systématiquement cette série de questions :

Passer à l’action de façon maîtrisée

Intégrer la loi Girardin dans une stratégie globale de gestion de patrimoine, c’est accepter une logique d’arbitrage fiscal : plutôt que de subir l’impôt, vous choisissez de l’orienter vers des projets utiles, tout en optimisant votre situation personnelle.

Pour avancer de façon concrète et maîtrisée :

Bien utilisée, la loi Girardin devient alors un outil puissant pour optimiser simultanément votre défiscalisation et votre stratégie immobilière et patrimoniale, tout en participant au financement de l’économie réelle outre-mer. L’enjeu n’est pas seulement de payer moins d’impôts cette année, mais de donner une cohérence globale à l’ensemble de vos décisions financières.

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